Pianiste: David Bismuth
Lectures: Patrice Boyer
À une époque ou l’enregistrement moderne n’existait pas, les seuls accés possibles à la musique étaient l’audition directe ou la lecture/exécution des partitions. Les mélomanes ne pouvaient avoir recours qu’à la première modalité, tandis que la seconde était réservée aux amateurs éclairés et aux professionnels.
La première question est de savoir si Proust était mélomane ou amateur spécialisé de haut niveau. Les recherches biographiques ne permettent absolument pas de conclure que Proust avait eu une formation et un entraînement suffisants pour déchiffrer des partitions et les jouer au piano. Mais, à défaut de les déchiffrer réellement, il pouvait probablement les lire et cette lecture aidait à la réminiscence de ce qu’il avait d’abord entendu. C’est ainsi que la culture musicale de Proust doit être considérée comme reposant essentiellement sur les auditions publiques d’opéra et concerts symphoniques, et privées dans les salons parisiens fréquentés par des professionnels et des grands amateurs.
Le terme «salon» a maintenant une connotation péjorative, de superficialité, de snobisme, de mondanisme. C’est un profond contresens. La musique jouée dans les salons de la Princesse de Polignac, de madame de Saint-Marceaux, de la marquise Feydeau de Brou et de Madeleine Lemaire était une musique savante et exigeante. Cette musique a formé non seulement les goûts musicaux de Proust mais également sa théorie de la musique, ce que nous essaierons de démontrer à l’aide des illustrations musicales choisies et jouées par David Bismuth.
Lectures en français
Événement sur réservation: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc46vEA_uhP2AEQjloLGXPOCMOnlUmbOl5K52_osMn8gxI8SQ/viewform?usp=sharing&ouid=109666874240698305511